Depuis le 15 mars 2011, la Syrie est le théâtre de révoltes sans précédents. Encouragés par les révolutions tunisiennes et égyptiennes, et bien que l’histoire de ces différents pays ne soit pas comparable, des syriens ont à leur tour décidé d’élever la voix contre le régime de Bachar Al Assad. Un président qui tient d’une main de fer son pays, considéré comme l’un des états les plus policiers au monde. Le mouvement de contestation syrien est progressif, mais rallie pourtant aujourd’hui de fervents soutiens du régime, qui face à la répression sanglante ont ouvert les yeux sur le clan au pouvoir depuis 41 ans.
Malgré les promesses faites par le président syrien et les menaces de différentes organisations internationales et de l’ONU, la situation en Syrie s’empire de jours en jours.
Comme me disait un ami syrien vivant à Damas il y a quelques jours: “Nous ne pouvons plus faire marche arrière. Les opposants ne lâcheront rien, et le gouvernement est allé trop loin pour que le peuple puisse oublier. La Syrie ne sera jamais plus la même”. L’avenir du peuple syrien se joue donc à huit-clos et notre devoir est de relayer tant bien que mal les voix qui nous parviennent de Syrie, afin d’être mieux éclairés sur ce qu’il se passe sur place.
Ce blog n’a aucune revendication, ni aucun autre but que de relayer et donner la parole. La parole aux syriens restés sur place, qu’ils soient opposants ou qu’ils soutiennent le gouvernement. La parole aux syriens exilés, pour qu’ils puissent témoigner et expliquer. La parole aux expatriés, qui ont vécus ou qui vivent toujours en Syrie, afin de confronter les points de vue. Enfin la parole aux amoureux de ce pays, à qui cela fait mal d’être impuissants face à cette situation autant complexe que porteuse d’enjeux majeurs.
N’hésitez pas à me contacter pour collaborer à ce site. Ecrire, témoigner, dénoncer, approuver, hésiter, vous y êtes les bienvenus.
Relayons les témoignages et confrontons nos histoires. La Syrie ne mérite pas que nous nous taisons.
(Légende de la photo: j’ai pris cette photo en Mars 2010, à Arwad, seule et unique île syrienne, au large de la ville de Tartous. Des gamins syriens s’étaient assis sur des rochers et y discutaient tout en comptant le nombre de méduses qu’ils voyaient dans la mer. C’est aussi pour ces gamins là qu’il faut parler et ne pas laisser tomber la Syrie.)